Aux Pennes-Mirabeau, la maison type est un pavillon des années 1970-1980 : 3 538 résidences principales de cette période, dont 2 954 maisons, soit 38 % du parc (Insee). Ces maisons ont été conçues avant les étés actuels : combles peu isolés, grandes baies au sud, murs qui stockent la chaleur. Et plus d’un logement sur deux chauffe à l’électricité (52,4 %), souvent avec des convecteurs d’origine. Le même chantier peut régler à la fois l’été et l’hiver.
Bon à savoir
Les chiffres de ce guide viennent de l’Insee, de l’Anah et de Service-public.fr. Chaque source est citée.
1. D’abord : empêcher la chaleur d’entrer
Par le toit
C’est l’entrée principale de la chaleur. Dans un pavillon de 1980, les combles ont souvent 5 à 10 cm d’isolant fatigué, contre 30 à 40 cm aujourd’hui.
- Isoler les combles retarde la surchauffe de plusieurs heures : la maison reste vivable jusqu’au soir.
- Si la toiture doit être refaite, l’isolation se chiffre dans le même devis : au-delà de la moitié du toit refaite, c’est en principe obligatoire (décret n° 2016-711).
Par les fenêtres
- Fermer volets et fenêtres le jour, ouvrir la nuit : gratuit et redoutablement efficace.
- Volets roulants motorisés : fermés à distance aux heures chaudes ; la motorisation entre dans les travaux d’adaptation aidés pour les plus de 70 ans.
- Si vous changez les fenêtres : au sud et à l’ouest, demandez un vitrage à contrôle solaire : il bloque une partie de la chaleur sans assombrir.
2. Ensuite : la climatisation réversible
Une fois la maison protégée, la clim nécessaire est deux fois plus petite, donc moins chère à l’achat et à l’usage.
- La pompe à chaleur air/air (réversible) rafraîchit l’été et chauffe l’hiver pour 2 à 3 fois moins d’électricité que des convecteurs : aux Pennes, où l’électricité domine, elle se rembourse sur les deux saisons.
- Un multisplit traite chambres et séjour avec un seul groupe extérieur.
- Le groupe se place loin des chambres (les vôtres et celles des voisins) et se déclare en mairie s’il change l’aspect de la maison ; en copropriété, l’assemblée générale doit l’autoriser (Service-public.fr).
- Le circuit de fluide ne se manipule qu’avec une attestation de capacité : demandez-la au climaticien.
Les aides : pas de MaPrimeRénov’ pour l’air/air, mais une prime d’énergie si le COP atteint 3,9, et la TVA à 5,5 % (Anah, guide 2026). La demande de prime se fait avant de signer.
3. Les erreurs classiques
- Climatiser des combles nus : l’appareil lutte contre le toit. Combles d’abord.
- Surdimensionner « pour être tranquille » : une clim trop puissante refroidit mal et consomme trop. Exigez le calcul pièce par pièce.
- Laisser le groupe plein sud sans protection : il perd en rendement. Un emplacement ombragé et ventilé suffit.
- Oublier l’entretien : filtres encrassés = performances en chute. L’entretien régulier est d’ailleurs obligatoire pour les pompes à chaleur de 4 à 400 kW (Service-public.fr).
4. Les questions à poser avant de signer
- Avez-vous calculé la puissance pièce par pièce, combles isolés ?
- Quel est le COP de l’appareil (3,9 minimum pour la prime) ?
- Où ira le groupe extérieur, et faut-il le déclarer ?
- L’attestation de capacité est-elle à jour ?
- Le contrat d’entretien est-il proposé ?
Trouver un artisan aux Pennes-Mirabeau
Pour la clim réversible, décrivez votre projet sur notre page Climatisation aux Pennes-Mirabeau. Pour l’isolation des combles, voyez la page Couvreur aux Pennes-Mirabeau ; pour les volets et vitrages, la page Menuisier aux Pennes-Mirabeau.
Nous vous appelons pour comprendre votre projet, puis un artisan vérifié du secteur vous rappelle : un seul, pas cinq. Si son devis ne vous convient pas, dites-le-nous, nous vous en proposons un autre.