À La Crau, on vit dans des maisons : 6 553 sur 9 295 logements, et presque uniquement des résidences principales (Insee, recensement 2023). Beaucoup ont un jardin, une haie, un potager. Entre les étés secs et les gros orages d’automne, récupérer l’eau du toit a du sens, à condition de respecter des règles précises, parce que l’eau de pluie n’est pas potable.
Conseil
Les règles de ce guide viennent de Service-public.fr : fiches « Récupération de l’eau de pluie » (vérifiée le 12 décembre 2025) et « Comment déclarer un projet de puits ou de forage domestique ? » (vérifiée le 13 décembre 2024). Les chiffres de la commune viennent de l’Insee.
1. Pourquoi l’eau de pluie n’est pas potable
L’eau qui coule d’un toit peut contenir des polluants chimiques : pesticides, métaux, voire fibres d’amiante venant de vieilles toitures. Service-public.fr la classe donc comme impropre à la consommation humaine. Conséquence : elle ne doit jamais servir à boire, à cuisiner, à laver la vaisselle ni à se laver, et ne doit jamais être raccordée au réseau d’eau potable de la ville, qu’elle pourrait contaminer.
2. Cuve non branchée : pour le dehors, sans démarche
C’est une solution simple : une cuve hors-sol sous une descente de gouttière, ou une cuve enterrée pour stocker davantage. L’eau sert uniquement dehors :
- arroser le jardin et le potager ;
- nettoyer les terrasses et les surfaces extérieures ;
- laver la voiture chez soi ;
- alimenter une fontaine décorative.
Pas de déclaration dans ce cas. Une précaution : couvrir la cuve. L’eau stockée attire le moustique tigre, et certaines communes ou certains départements imposent par arrêté de couvrir les récupérateurs.
À noter : remplir la piscine ne fait pas partie des usages listés par Service-public.fr.
3. Cuve branchée sur la maison : WC, lave-linge, lavage des sols
On peut aller plus loin et utiliser l’eau de pluie dans la maison, mais seulement pour trois usages : les WC, le lave-linge et le lavage des sols. Les conditions :
- un réseau totalement séparé de l’eau potable, sans aucun raccordement entre les deux ;
- des robinets verrouillables, qui s’ouvrent avec un outil qui ne reste pas sur le robinet ;
- une plaque « Eau non potable » à chaque point de puisage et sur les WC alimentés ;
- aucun robinet d’eau de pluie dans une pièce qui a déjà un robinet d’eau potable : seulement en cave, sous-sol, garage ou pièce annexe ;
- une déclaration en mairie, sur papier libre ou formulaire de la commune, avec l’adresse du logement et une estimation des volumes utilisés à l’intérieur.
L’installation peut se faire soi-même, mais un plombier connaît ces règles et garantit la séparation des réseaux, dont dépendent la sécurité et la conformité.
4. Puits et forages : déclaration obligatoire
Creuser un puits ou faire un forage pour arroser, c’est prélever dans la nappe. Même pour un usage domestique de moins de 1 000 m³ par an, la création de l’ouvrage doit être déclarée : la déclaration est transmise notamment à la mairie et aux services de l’État. Il faut aussi respecter des distances avec les sources de pollution (assainissement, notamment). Renseignez-vous avant de faire venir la foreuse.
5. Bien placer et dimensionner sa cuve
- Le volume dépend de la surface de toit raccordée, de la pluie et de vos besoins. Une cuve trop petite déborde à chaque orage ; une cuve trop grande reste à moitié vide l’été.
- Les gouttières doivent suivre : si elles débordent déjà aux pluies d’automne, faites-les vérifier par un couvreur avant de brancher une cuve.
- Une cuve enterrée demande du terrassement : prévoyez-la avec un autre chantier (terrasse, extension, piscine) pour profiter de la pelle déjà sur place, et ne la placez pas sous un passage de voiture.
- Un trop-plein raccordé évite d’inonder le jardin, ou celui du voisin.
6. Les questions à poser à l’artisan
- Quel volume de cuve pour mon toit et mes usages ?
- Cuve hors-sol ou enterrée, et quel terrassement ?
- Pour un usage intérieur : comment le réseau est-il séparé, et qui s’occupe de la déclaration en mairie ?
- Où va le trop-plein ?
- Faut-il revoir les gouttières avant ?
Trouver un artisan à La Crau
Pour une cuve branchée sur la maison, décrivez votre projet sur la page Plombier à La Crau. Pour enterrer une cuve, voyez la page Maçon à La Crau ; pour les gouttières, la page Couvreur à La Crau.
Nous vous appelons pour comprendre votre projet, puis un artisan vérifié du secteur vous rappelle, pas cinq. Si son devis ne vous convient pas, dites-le-nous, nous vous en proposons un autre.