Saint-Maximin a grandi très vite : 3 180 habitants en 1968, 17 896 en 2023 (Insee). La plupart des maisons ont été construites entre les années 1970 et 2010, et l’électricité y chauffe 64,7 % des résidences principales, contre 50,4 % en 2012. Une maison qui consomme beaucoup d’électricité, un toit de tuiles au soleil de la Provence verte : la question des panneaux solaires se pose naturellement.
Conseil
Les règles de ce guide viennent de Service-public.fr (fiches « Panneaux solaires sur un toit », vérifiée le 7 février 2025, « Obtenir de l’électricité avec des panneaux solaires », vérifiée le 1er octobre 2025, et « Démarchage à domicile », vérifiée le 11 août 2026) ; les chiffres de la ville, de l’Insee (recensement 2023).
1. Vérifier le toit avant tout
Des panneaux photovoltaïques restent en place 25 à 30 ans, d’après Service-public.fr. Les poser sur une toiture fatiguée, c’est s’obliger à tout démonter le jour où il faudra la refaire.
- Toiture de plus de 25 ou 30 ans (le cas de beaucoup de maisons des lotissements de 1971-1990) : faites-la regarder par un couvreur avant le projet solaire : écran sous tuiles, liteaux, tuiles poreuses.
- Combles mal isolés : isolez d’abord. Produire de l’électricité pour chauffer une maison qui fuit par le haut, c’est remplir une baignoire sans bouchon.
- Orientation et ombres : un pan au sud, sans arbre ni bâtiment qui fait de l’ombre, produit davantage. Est et ouest fonctionnent aussi, avec moins de production.
2. La mairie : déclaration préalable obligatoire
Poser des panneaux sur un toit modifie l’aspect de la maison : il faut une déclaration préalable de travaux en mairie, avant de commencer. Pour une maison neuve, les panneaux figurent directement dans le permis de construire. Service-public.fr conseille de contacter la mairie avant de déposer : le PLU ou le règlement du lotissement peuvent imposer des exigences d’aspect.
Dans le centre ancien, autour de la basilique Sainte-Marie-Madeleine (classée monument historique en 1840) et de l’ancien couvent royal, la déclaration passe aussi par l’architecte des Bâtiments de France. Des panneaux bien visibles depuis la place risquent d’être refusés ; un pan de toit caché ou une implantation discrète a plus de chances.
3. Consommer sur place, vendre le surplus
La formule la plus courante pour une maison : consommer soi-même ce que l’on produit et vendre le reste. Pour vendre le surplus, l’installation est raccordée au réseau par Enedis (démarche payante, que l’installateur peut faire pour vous).
Ce qui en découle, d’après Service-public.fr :
- une prime à l’investissement (dite prime à l’autoconsommation), sans condition de ressources, à condition de passer par un installateur RGE ; son montant dépend de la puissance et change chaque trimestre : demandez le montant en vigueur à la date de votre devis ;
- une petite taxe annuelle liée à la vente du surplus ;
- une assurance responsabilité civile à ajouter à votre contrat d’habitation ;
- un onduleur à remplacer environ tous les 10 ans, et des panneaux à nettoyer de temps en temps.
Dans une maison chauffée à l’électricité, l’intérêt est de faire tourner les gros appareils quand le soleil brille : chauffe-eau, lave-linge, recharge de la voiture. C’est le rôle du gestionnaire d’énergie (voir plus bas), et de l’électricien qui le branche.
4. La TVA à 5,5 % : sous conditions
Depuis le 1er octobre 2025, une installation sur maison bénéficie de la TVA à 5,5 % (au lieu de 10 %) si :
- sa puissance est de 9 kWc au plus (environ 25 panneaux, selon Service-public.fr) ;
- les panneaux ont une faible empreinte carbone et peu de métaux lourds ;
- l’installation comprend un système de gestion de l’énergie, qui fait coïncider la consommation avec la production.
Sinon, la TVA est à 10 %. Le devis doit dire quel taux il applique, et pourquoi.
5. Le démarchage : ne rien signer le jour même
Le solaire est un terrain connu des démarcheurs. Deux règles vous protègent quand un contrat est signé chez vous :
- 14 jours pour changer d’avis, sans justification, à compter du lendemain de la signature ;
- aucun paiement (ni acompte, ni chèque, ni autorisation de prélèvement) avant 7 jours, et aucun travaux pendant ce délai.
Un vendeur qui réclame un chèque le jour même ne respecte pas la loi. Faites établir deux ou trois devis, vérifiez la qualification RGE de l’installateur sur l’annuaire officiel, et comparez avec le simulateur de devis proposé par Service-public.fr.
6. Les questions à poser avant de signer
- Quelle puissance, combien de panneaux, sur quel pan du toit ?
- L’entreprise est-elle RGE, et qui fait la demande de raccordement à Enedis ?
- Quel taux de TVA, et l’installation remplit-elle les conditions du 5,5 % ?
- Quelle part de ma production vais-je consommer moi-même, et comment le gestionnaire d’énergie s’en charge-t-il ?
- L’état de la toiture a-t-il été vérifié, et qui intervient si elle fuit après la pose ?
- Qui dépose la déclaration préalable en mairie ?
Trouver un artisan à Saint-Maximin
Pour le tableau, le gestionnaire d’énergie et le pilotage du chauffe-eau ou de la borne, décrivez votre projet sur la page Électricien à Saint-Maximin. Pour faire vérifier ou refaire le toit avant la pose, voyez la page Couvreur à Saint-Maximin.
Nous vous appelons pour comprendre votre projet, puis un artisan vérifié du secteur vous rappelle, pas cinq. Si son devis ne vous convient pas, dites-le-nous, nous vous en proposons un autre.