Pélissanne a deux visages : le vieux village et ses façades anciennes autour des fontaines (366 logements d’avant 1919, six monuments historiques), et les lotissements des années 1971-1990 (un tiers du parc) dont les crépis arrivent à l’âge du ravalement (Insee, Mérimée). Les règles et les bons matériaux ne sont pas les mêmes.
Conseil
Les règles de ce guide viennent de Service-public.fr. Chaque source est citée.
1. Ce que dit la mairie
- Ravaler à l’identique (même teinte, même enduit) : aucune formalité dans la plupart des cas (Service-public.fr, fiche façades, vérifiée le 14 février 2025).
- Changer la couleur ou la nature de l’enduit : déclaration préalable obligatoire. Au centre, la mairie dispose souvent d’un nuancier : demandez-le avant de rêver en couleurs.
- Près des monuments (fontaine du Pélican, hôtel de ville, église Saint-Maurice…) : l’architecte des Bâtiments de France peut donner son avis sur tout ce qui est visible (Service-public.fr, déclaration préalable en secteur protégé).
- La mairie peut aussi imposer un ravalement quand une façade est dégradée : mieux vaut planifier le sien que le subir.
2. Quel enduit pour quel mur ?
Maison de village (murs en pierre, avant 1919)
- La chaux, rien que la chaux : badigeon ou enduit chaux laisse le mur respirer et évacuer l’humidité.
- Jamais de ciment pur ni de peinture filmogène sur un mur ancien : l’humidité reste piégée, l’enduit cloque, la pierre s’abîme.
- La pierre de taille se montre ; le moellon ordinaire était fait pour être enduit. Montrer un mur en moellons est un contresens (et il vieillit mal).
- Avant 1949 : faites rechercher le plomb dans les vieilles peintures avant tout ponçage (Service-public.fr, constat plomb).
Crépi de lotissement (1971-1990)
- Microfissures en toile d’araignée : un revêtement semi-épais (RSE) les ponte et repart pour 15 ans.
- Fissures larges ou traversantes : reprise par le maçon avant toute peinture. Inutile de peindre sur un mur qui travaille.
- Lavage haute pression, traitement anti-mousse, deux couches : la préparation fait 80 % de la durée de vie.
3. L’ordre des travaux
- Diagnostic : fissures (stables ou évolutives ?), humidité, état de l’enduit.
- Déclaration en mairie si la teinte ou l’enduit change (le délai s’ajoute au planning).
- Reprises de maçonnerie (fissures, appuis, génoises).
- Finition : chaux au village, peinture ou RSE en lotissement.
- Les à-côtés dans le même échafaudage : gouttières, volets, grilles. L’échafaudage coûte, autant l’amortir.
4. Budget : ce qui fait varier le prix
- La surface et la hauteur (échafaudage).
- L’état du support : les reprises pèsent plus que la finition.
- Le produit : badigeon chaux, enduit taloché, RSE…
- L’accès : ruelle du centre ou pavillon dégagé.
- La TVA réduite (10 %) s’applique dès que le logement a plus de 2 ans (Entreprendre.service-public.fr), à vérifier sur le devis.
5. Les questions à poser avant de signer
- Faut-il une déclaration, et qui la dépose ?
- Chaux ou revêtement : pourquoi ce choix pour MON mur ?
- Les fissures sont-elles reprises avant la finition, et comment ?
- L’échafaudage et la protection des abords sont-ils compris ?
- Gouttières et volets peuvent-ils profiter du même échafaudage ?
Trouver un artisan à Pélissanne
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