On vous a sûrement déjà appelé pour vous vendre un site. Des agences, des plateformes, parfois un cousin qui s’y connaît. Et vous vous êtes peut-être posé la question : est-ce que ça sert vraiment à quelque chose, quand on est artisan ?
La réponse honnête : pas forcément tout de suite, et pas pour les raisons qu’on vous donne. Un site posé une fois pour « être sur internet » ne sert pas à grand-chose. Il est utile quand il répond à certaines recherches de vos clients, et il n’en couvre qu’une partie.
Bon à savoir
Notre position. Nous créons des sites pour les artisans, mais nous ne vendons pas de site. Quand ce n’est pas la priorité, nous le disons, et nous commençons par autre chose. C’est l’un de nos engagements.
D’abord, la fiche Google
Quand un particulier cherche un artisan près de chez lui, il tape son métier et sa commune. Ce qu’il voit en premier, c’est la carte, avec trois fiches d’entreprises, avant tout site. Pour un artisan local, la majorité des appels partent de là.
La fiche Google est gratuite et n’a pas besoin de site pour exister. Si vous n’en avez pas, ou si elle est vide, c’est par là qu’il faut commencer, avant toute autre chose. Nous expliquons pourquoi dans être visible sur Google gratuitement.
Ce qu’un site apporte que la fiche ne donne pas
Une fois la fiche en place, le site devient utile pour quatre raisons.
Répondre aux recherches de projet
La fiche répond à « électricien + commune ». Le site répond à tout le reste : « prix mise aux normes tableau électrique », « douche à l’italienne étanchéité », « isolation des combles aides ». Ces recherches viennent souvent des plus gros chantiers : des clients qui préparent un projet, sans urgence.
Montrer ce que la fiche ne peut pas montrer
Une fiche affiche des photos et quelques lignes. Un site peut raconter un chantier : l’état de départ, les étapes, le résultat. Pour un maçon, un menuisier ou un couvreur, c’est souvent ce qui décide un client qui va engager 15 000 €.
Rassurer avant l’appel
Le client qui a trouvé votre fiche, ou à qui un voisin a donné votre nom, va souvent vérifier. Un site avec vos qualifications, votre assurance décennale, vos réalisations et une adresse de contact claire répond à ses doutes avant même qu’il vous appelle.
Ne pas dépendre d’une seule plateforme
Votre fiche appartient à Google, qui peut changer ses règles ou la suspendre. Votre site vous appartient. Si la fiche a un problème, le site continue de répondre.
Quand un site ne sert à rien
Dans certains cas, un site n’apportera presque rien.
- Vous vivez uniquement de sous-traitance et ne cherchez pas de particuliers. Votre canal, c’est le réseau.
- Votre agenda est plein pour six mois grâce au bouche-à-oreille, et vous ne cherchez pas à changer de type de chantier.
- Le site n’est jamais mis à jour : trois pages génériques, une photo de 2019 et un formulaire qui n’arrive nulle part font plus de tort que pas de site du tout.
Et un site seul, sans fiche Google, sans avis, sans personne pour le faire connaître, ne fera pas sonner le téléphone. Beaucoup d’artisans paient un site en pensant que les clients vont arriver tout seuls, et c’est l’erreur la plus fréquente.
Ce qu’un site d’artisan doit contenir
Si vous en faites un, le design passe après ce qui suit :
- une page par prestation que vous voulez vendre, avec les mots de vos clients ;
- les communes où vous intervenez, nommées dans du vrai texte ;
- votre numéro cliquable en haut de chaque page, parce que votre client vous lit sur son téléphone ;
- vos réalisations, avec de vraies photos de vos chantiers ;
- vos qualifications et votre assurance, là où le client les cherche ;
- un formulaire court qui arrive vraiment dans votre boîte mail ;
- un lien vers votre fiche Google, et depuis votre fiche vers votre site.
Et une règle : le site et le nom de domaine doivent être à vous. Méfiez-vous d’une offre où le site appartient au prestataire et disparaît si vous arrêtez de payer. Chez nous, tout ce que nous construisons vous appartient dès que vous continuez après le premier mois, et le reste si vous arrêtez ensuite.
Alors, par quoi commencer ?
Dans l’ordre, pour la plupart des artisans :
- La fiche Google, complète et entretenue.
- Les avis, demandés à chaque chantier.
- Le site, quand la fiche tourne, pour les recherches de projet et les chantiers que vous voulez vraiment.
Pour certains métiers, l’ordre change : un maçon ou un menuisier, qui vendent sur leurs réalisations, ont intérêt à avoir un site plus tôt. Nous détaillons l’ordre qui convient à chaque métier dans nos pages métier.
Avec le Pack Pro, le site est compris (création, hébergement et nom de domaine), sans frais de mise en service. Nous ne le mettons en place que lorsqu’il est utile, et jamais à la place de la fiche. Le détail est sur notre page site web et visibilité locale.