Quand un particulier a besoin d’un artisan, il tape son besoin et sa commune sur Google, depuis son téléphone. Ce qu’il voit dans les secondes qui suivent décide qui il appelle. Pour y figurer, il y a deux chemins : payer de la publicité, ou construire une présence qui ne coûte rien d’autre que du temps.
Cet article parle du second. Il ne parle que de la visibilité en ligne : le bouche-à-oreille, les prescripteurs, les permis de construire et la prospection sont détaillés dans les dix façons de trouver des chantiers gratuitement.
Bon à savoir
Ce que « gratuit » veut dire ici. Aucun de ces leviers ne se paie à Google. Ils se paient en temps et en régularité. Une fiche remplie une fois puis oubliée ne rapporte presque rien ; une fiche entretenue tous les mois fait sonner le téléphone.
1. La fiche Google Business Profile : le point de départ
Quand quelqu’un tape « électricien » et le nom de sa commune, Google affiche une carte avec trois entreprises, au-dessus de la liste des sites. Ce qui s’y affiche ne vient pas d’un site internet : c’est la fiche d’établissement.
Elle est entièrement gratuite, et c’est un levier très rentable : c’est le seul de cette liste dont l’effet se voit en quelques semaines plutôt qu’en plusieurs mois.
Ce qui fait qu’une fiche remonte :
- la bonne catégorie principale, celle que tapent vos clients, pas le terme entre professionnels ;
- une zone d’intervention réaliste, les communes où vous travaillez vraiment ;
- des photos récentes de vos chantiers, pas des images de banque ;
- vos prestations détaillées une par une ;
- des publications régulières, qui montrent que l’entreprise tourne.
Vous n’avez pas de local commercial ? Google prévoit le cas. Nous expliquons la marche à suivre dans valider sa fiche Google sans adresse postale.
2. Les avis : ce qui transforme une fiche vue en fiche appelée
Entre trois fiches affichées, le client appelle celle qui lui inspire confiance, et la confiance se lit dans les avis : leur nombre, leur date, et ce qu’ils disent.
Les avis sont gratuits, mais ils ne viennent pas tout seuls. Un client satisfait pense rarement à en laisser un ; il le fait quand on le lui demande, au bon moment, avec un lien qui lui évite de chercher. La méthode complète est dans comment demander un avis Google à un client.
Répondez à tous les avis, les bons comme les mauvais. Votre réponse sera lue par des dizaines de futurs clients, bien plus que par son auteur.
3. Un site, même simple, qui répond aux bonnes recherches
Un site n’est pas gratuit au sens strict : il faut au moins un nom de domaine, quelques euros par an. Et la publicité ne le remplace pas : la fiche Google répond à « électricien + commune », le site répond à tout le reste.
Le particulier qui tape « mise aux normes tableau électrique prix » ou « douche à l’italienne carreleur » cherche une réponse à sa question. Si une page de votre site y répond, c’est vous qu’il trouve.
Le design compte moins que la structure :
- une page par prestation que vous voulez vendre, plutôt qu’une page d’accueil qui dit tout ;
- vos communes nommées là où vous intervenez, dans du vrai texte ;
- votre numéro cliquable en haut de chaque page, parce que votre client vous lit sur son téléphone ;
- un lien entre le site et la fiche Google, dans les deux sens.
Si vous vous demandez pourquoi un site bien fait passe devant des concurrents qui paient, c’est le sujet de comment apparaître en première page de Google.
4. Les annuaires qui comptent, et seulement ceux-là
Google vérifie que les informations de votre entreprise sont les mêmes partout. Une poignée d’annuaires sérieux, remplis avec exactement le même nom, le même numéro et la même zone, renforcent votre fiche. Trente annuaires douteux, eux, ne servent à rien.
Ceux qui valent le coup, et qui proposent une inscription gratuite :
- PagesJaunes, encore très consulté par une clientèle plus âgée ;
- Apple Plans, via Apple Business Connect, pour tous les clients sur iPhone ;
- Bing Places, qui peut reprendre votre fiche Google en quelques clics ;
- l’annuaire de votre fédération ou de votre chambre de métiers, quand il existe.
Attention
Le piège à éviter : un numéro ou un nom d’entreprise qui diffère d’un annuaire à l’autre. C’est une erreur fréquente après un changement de numéro, et elle brouille le signal que Google cherche à recouper.
5. Facebook et les groupes de votre commune
Parmi les réseaux sociaux, c’est Facebook qui travaille pour un artisan, parce qu’il fonctionne par commune : pages locales, groupes « Vous êtes de… », recommandations entre voisins. Instagram et TikTok diffusent par centre d’intérêt, pas par secteur géographique.
Deux choses suffisent :
- une page professionnelle avec vos photos de chantiers et un lien vers votre fiche Google ;
- une présence dans les groupes de vos communes, où les demandes de recommandation passent chaque semaine : « quelqu’un connaît un bon plombier ? ». Répondre vite et simplement vaut mieux que publier tous les jours.
Par où commencer
Si vous ne deviez en faire qu’un cette semaine : la fiche Google. Ensuite les avis, parce qu’ils la font monter. Le site vient après, quand la fiche tourne. Les annuaires et Facebook se remplissent en une après-midi et s’entretiennent en quelques minutes par mois.
Le plus dur est de tenir tout ça dans la durée quand on est artisan et qu’on rentre de chantier à 19 heures. C’est ce que nous faisons à votre place, en commençant par votre fiche Google Business Profile. Tout ce que nous construisons vous appartient, et reste à vous si vous arrêtez.