Montpellier est une ville de locataires : 67,1 % des ménages louent leur logement, 31 636 résidences n’ont qu’une pièce, et la moitié des ménages ont emménagé depuis moins de cinq ans (Insee). Avec autant de petits logements loués, parfois dans des immeubles du centre ancien (près de 11 000 résidences d’avant 1919), les problèmes ne manquent pas : moisissures, chauffe-eau en panne, électricité d’un autre âge. Quand le propriétaire ne fait rien, la loi donne au locataire une marche à suivre précise.
Conseil
Les règles de ce guide viennent de Service-public.fr (« Logement à louer décent - Métropole », vérifié le 21 mars 2025 ; « Entretien courant et réparations locatives à la charge du locataire », vérifié le 21 mai 2025). Chaque source est citée.
1. Qu’est-ce qu’un logement décent ?
Un logement loué comme résidence principale doit être décent (Service-public.fr). En résumé, il ne doit pas présenter de risque pour la sécurité ou la santé (électricité dangereuse, garde-corps manquant…), doit être protégé des infiltrations et des nuisibles, et disposer d’équipements qui fonctionnent : chauffage, eau chaude et froide, évacuation des eaux, aération suffisante, électricité pour l’éclairage. Il doit aussi respecter une surface minimale et, depuis 2025, un niveau de performance énergétique : DPE entre A et F jusqu’en 2027, entre A et E à partir de 2028.
2. Ce qui est à votre charge, ce qui ne l’est pas
Avant d’écrire au propriétaire, vérifiez que le problème ne relève pas de l’entretien courant, qui est pour vous : joints, flexibles de douche, ampoules, prises cassées, petits raccords de peinture (Service-public.fr). Un chauffe-eau hors d’usage, une installation électrique dangereuse, une fuite de toiture ou de canalisation encastrée relèvent en revanche du propriétaire.
3. Les étapes, dans l’ordre
- Prévenez le propriétaire (ou l’agence) par écrit, avec des photos datées. Une lettre recommandée avec accusé de réception est conseillée dès ce premier courrier.
- S’il ne réagit pas, mettez-le en demeure par lettre recommandée : décrivez les désordres et demandez la mise en conformité.
- Vous touchez une allocation logement ? Signalez le problème à votre CAF ou à la MSA. Si l’organisme écrit au propriétaire pour lui rappeler son obligation de mise en conformité, ce courrier vaut mise en demeure.
- Deux mois après la mise en demeure, sans réponse ou sans accord, vous pouvez saisir le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire. Vous pouvez aussi saisir la commission départementale de conciliation : c’est gratuit et pas obligatoire.
4. Ce que le juge peut décider
Le juge peut fixer la nature des travaux à réaliser et le délai pour les faire. Il peut aussi réduire le loyer, ou suspendre son paiement jusqu’à la fin des travaux (Service-public.fr).
5. L’erreur à ne pas faire : arrêter de payer
Même dans un logement en mauvais état, ne cessez jamais de payer votre loyer de vous-même : vous seriez en situation d’impayé, ce qui se retournerait contre vous. Seul le juge peut réduire ou suspendre le loyer.
6. Se faire aider
L’ADIL de l’Hérault (agence départementale d’information sur le logement) renseigne gratuitement locataires et propriétaires sur leurs droits et leurs démarches.
Propriétaire : remettre le logement aux normes
Vous louez un studio ou un T2 qui ne répond plus aux critères ? Décrivez les travaux sur notre page Rénovation à Montpellier. Pour l’eau chaude ou une fuite, voyez Plombier à Montpellier ; pour une installation à remettre en sécurité, Électricien à Montpellier.
Nous vous appelons pour comprendre votre projet, puis un artisan vérifié du secteur vous rappelle : un seul, pas cinq. Si son devis ne vous convient pas, dites-le-nous, nous vous en proposons un autre.