Une fiche suspendue, c’est le téléphone qui s’arrête. Du jour au lendemain, vous disparaissez de la carte, des résultats locaux et de l’itinéraire, et les demandes qui arrivaient par là cessent d’arriver.
Une suspension se traite, mais la marche à suivre dépend du motif, et Google ne l’indique jamais clairement.
Attention
La première chose à faire, avant tout le reste : ne touchez plus à la fiche. Modifier l’adresse, changer la catégorie ou « corriger » quelque chose pendant une suspension est l’erreur la plus fréquente. Elle allonge la procédure, et la fait parfois échouer.
Suspension « soft » ou suspension « hard » : ce n’est pas la même chose
Il existe deux niveaux, et la suite dépend de celui qui vous concerne.
La suspension partielle. Vous gardez l’accès à la fiche dans votre interface, mais elle n’apparaît plus dans les résultats de recherche ni sur la carte. Les avis sont généralement conservés.
La suspension totale. La fiche disparaît de votre interface comme des résultats. Vous ne la voyez plus nulle part.
Comment savoir : ouvrez une navigation privée et cherchez le nom de votre entreprise. Puis regardez votre interface de gestion. Si la fiche y figure encore mais qu’elle est invisible en recherche, c’est une suspension partielle, la plus fréquente et la plus facile à faire lever.
Les motifs les plus courants
Une adresse qui pose problème
C’est une cause très fréquente chez les artisans. Une adresse personnelle affichée alors que l’activité se fait chez le client, une boîte postale, une adresse de domiciliation, un espace de coworking, ou simplement une adresse que Google n’arrive pas à rattacher à une activité réelle.
Un artisan qui se déplace n’a pas besoin d’afficher son adresse. Google prévoit explicitement ce cas avec la zone d’intervention. Afficher une adresse privée là où une zone suffisait est une cause de suspension fréquente et totalement évitable. La bonne façon de faire est expliquée dans valider sa fiche Google sans adresse postale.
Une catégorie qui ne correspond pas
Certaines catégories déclenchent des vérifications plus strictes, notamment celles associées aux dépannages d’urgence et aux serruriers, très exposées aux abus. Une catégorie choisie au hasard ou jugée trompeuse peut suffire.
Trop de modifications d’un coup
Changer l’adresse, le nom, la catégorie et le numéro dans la même semaine ressemble, vu des systèmes automatiques de Google, à une prise de contrôle. C’est un motif classique de suspension, et il touche souvent des entreprises parfaitement honnêtes qui viennent de déménager.
Un nom d’entreprise gonflé de mots-clés
Le nom affiché doit être celui de l’entreprise, tel qu’il figure sur vos devis et votre enseigne, et non « Dupont Plomberie Chauffage Dépannage Avignon 24/7 ». Ajouter des mots-clés dedans est contraire aux règles, et facilement détecté.
Des doublons
Deux fiches pour le même établissement, souvent sans le savoir : une créée par vous, une créée automatiquement par Google ou par un ancien prestataire.
Un signalement
N’importe qui peut signaler une fiche, y compris un concurrent. Les signalements ne suspendent pas à eux seuls, mais ils déclenchent une vérification.
La marche à suivre
- Ne modifiez rien. C’est la règle à retenir, et celle qu’on enfreint souvent par réflexe.
- Relisez le message de Google. Il est vague, mais il indique en général s’il s’agit d’une suspension partielle ou totale.
- Rassemblez vos justificatifs. Extrait Kbis ou avis de situation SIRENE, attestation d’assurance professionnelle, facture à l’adresse déclarée, photos de véhicule ou d’enseigne portant le nom de l’entreprise, devis ou factures récentes à votre en-tête.
- Déposez une demande de rétablissement depuis le formulaire prévu par Google, en une seule fois et avec tout le dossier.
- Attendez. Le délai va de quelques jours à plusieurs semaines. Multiplier les demandes en parallèle ralentit le traitement au lieu de l’accélérer.
- Si c’est refusé, vous pouvez déposer une nouvelle demande en corrigeant ce qui a été identifié entre-temps, le plus souvent l’adresse ou la catégorie.
Bon à savoir
Ce qu’il ne faut pas faire : créer une deuxième fiche « en attendant ». C’est une réaction naturelle, et un moyen sûr de transformer une suspension partielle en suspension définitive, avec un doublon à la clé.
Pendant la suspension, vous n’êtes pas sans rien
Pendant que votre fiche Google est suspendue, votre site, s’il existe, continue de fonctionner et de remonter sur les recherches auxquelles il répond. Votre page Facebook et les groupes locaux de vos communes continuent de tourner. Vos partenaires et vos anciens clients ne sont pas concernés.
Un artisan dont toute la visibilité tient à une seule fiche Google peut se retrouver sans rien du jour au lendemain. C’est le sujet de notre article sur les dix façons de trouver des chantiers gratuitement.
Combien de chances d’être rétabli ?
Cela dépend du motif. Une suspension due à une adresse mal déclarée ou à une série de modifications se règle très souvent. Une suspension liée à une activité jugée non éligible, ou à une fiche créée pour une entreprise qui n’existe pas au sens de Google, aboutit rarement.
Personne ne peut vous garantir un rétablissement, et méfiez-vous de qui vous le promet.
Si vous voulez qu’on s’en occupe
Écrivez-nous en décrivant ce que Google vous a indiqué et depuis quand la fiche a disparu. Nous vous dirons franchement si la situation nous paraît récupérable, avant même de parler d’accompagnement. Cet avis fait partie de l’examen qui suit une demande de devis.
Le reste du travail sur la fiche est détaillé sur notre page Google Business Profile.